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 [Nouvelle 40k] A la fin, c'est toujours l'Empereur qui gagne.

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Le Seigneur Du Sang
4 Marine Vétéran du chaos
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MessageSujet: [Nouvelle 40k] A la fin, c'est toujours l'Empereur qui gagne.   Dim 8 Nov - 18:29:48

Maljour à tous,

Ci-dessous, une petite histoire inventée durant un trop long trajet de voiture. Absolument sans aucune prétention, alors ne vous gênez pas pour critiquer.

Chaotiquement,

SDS.


À la fin, c’est toujours l’Empereur qui gagne.


Son attente allait finir par arriver à terme. Il avait fallu des mois d’enquête, terré dans un bâtiment délabré du sous-monde, pour arriver à l’achèvement de sa mission. Alicia Dawn attacha ses longs cheveux blancs en un chignon. Elle ajusta sa redingote, et mit le collier supportant le symbole de sa fonction autour du cou. Devant elle, une vieille table en bois, seul meuble de la salle, sur laquelle attendaient un pistolet bolter et un lance-flamme.  L’inquisitrice ferma un instant ses paupières, cachant deux yeux vermeils. Un bruit de bottes retentit derrière elle. Alicia n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qu’il s’agissait de Karl. Le sergent s’éclaircit la gorge, mais l’albinos le prit de court.

« Je suppose que vous êtes prêt à rendre Sa divine justice.

– En effet madame, répondit-il. Les hommes sont sur le pied de guerre, ils n’attendent que votre signal.

Alicia Dawn se retourna lentement. Ses deux pupilles écarlates se fixèrent dans celles, sombres, du garde. Karl eu un immense sentiment de malaise, qui ne l’avait jamais quitté malgré plusieurs mois de travail avec la jeune femme. C’est comme si un bûcher brûlait constamment dans ses yeux.

– Dis leur que l’on part sur l’instant, déclara Alicia d’une voix égale. L’Empereur protège.

– L’Empereur protège » répéta le sergent en se retirant.

Alicia ne put s’empêcher de sourire un instant. Elle se délectait de la terreur qu’elle inspirait à son acolyte. Elle tendit la main vers le pistolet bolter et le rangea dans son holster, puis elle empoigna le lance-flamme. La partie la plus intéressante de son travail allait bientôt arriver.

Elle quitta d’un pas rapide l’immeuble abandonné dans lequel elle avait établi sa cache. À la sortie, vingt-deux gardes des Forces de Défenses Planétaire attendaient au garde-à-vous, parfaitement aligné. Alicia soupira intérieurement. Elle ne comprendrait jamais la manie des militaires de vouloir toujours former des figures géométrique. Sans leur adresser un mot, elle se mit en marche en direction des niveaux supérieurs. Les soldats qu’elle avait réquisitionnés la suivirent comme un seul homme. Les quelques habitants du sous-monde qui n’avaient pas fui à cause de la proximité d’un membre de l’Inquisition épiaient leur avancée par de furtif regard jetés entre les linteaux des volets. Ils n’avaient aucune idée de qui était la cible de cette expédition, mais ils le plaignaient d’avance.

Le gouverneur planétaire du monde-ruche Hades Secundus, Saaner Malkiro, entra dans la salle de réunion de son palais. Derrières les lourdes portes plaquée d’or se trouvait une immense pièce, richement décoré. Ses ministres et conseillers était assis autour d’une imposante table de marbre. Le gouverneur prit place à son tour. Il héla un serviteur, lui demandant un verre de vin. Ce dernier s’exécuta prestement, et versa le précieux liquide dans un verre de cristal avant de se retirer. Saaner parcourut l’assemblée des yeux. Comme il s’y attendait, elle lui jetait des regards envieux, lorgnant son verre. Le gouverneur jubilait. Il adorait faire attendre ses ministres pendant des heures, laissant la soif les prendre, pour à la fin venir avec un verre de son meilleur alcool. Rappeler ainsi sa puissance à ses subalternes restait un de ses plus grands plaisirs. Il dégusta lentement sa coupe de vin, titillant encore un peu plus l’envie des responsables attablés. Quand il eut fini, il prit la parole :

« Messieurs, je déclare cette séance ouverte. Que se passe-t-il dans ce splendide monde de l’Empereur ?

Le ministre de la Sécurité Intérieure, un gros homme barbu, s’éclaircit la gorge.

– Les troubles dans les niveaux inférieurs ne font que s’aggraver. Ce matin même, une statue à la gloire de votre illustre prédécesseur a été mise à bas par les émeutiers. Les Arbitrators envoyé pour calmer les ardeurs de la foule ont fait face à une grande résistance, plusieurs d’entre eux sont gravement blessés et…

– Faites donner la troupe, dit Saaner Malkiro coupant son ministre d’un geste de la main. S’ils n’aiment pas la matraque, qu’ils goûtent au canon. D’autres choses ?

– Une escadrille de chasseur spatiaux à disparut mystérieusement il y a trois jours, continua le ministre de la Guerre. On ignore encore les raisons de ce…

Les portes de la salle de réunion s’ouvrirent à toutes volées, des gardes portant l’uniforme des Force de Défense Planétaire s’engouffrèrent à l’intérieur de la salle et mirent instantanément en joue tous ceux qui s’y trouvaient.

– Qu’est-ce que tout cela signifie ? éructa le gouverneur.

– Cela signifie que par les pouvoirs qui me sont conféré par la Très Sainte Inquisition et par l’Empereur, béni soit son nom, je vous déclare coupable d’hérésie, ainsi que tous ceux qui se trouvent dans cette salle.

Alicia Dawn entra à son tour dans la salle, marchant calmement vers Saaner Malkiro. Celui-ci hoqueta de surprise.

– Mais… Comment… Je croyais que vous étiez partie.

– Et bien vous aviez tort. Une dernière chose à dire ? sourit l’inquisitrice avec une candeur glaçante.

– Une dernière chose à dire avant qu… commença le gouverneur.

Le jet du lance-flamme ne lui laissa pas le temps de finir. Le gouverneur horrifié se jeta au sol, tentant d’éteindre le feu. Alicia l’immobilisa de son talon, et continua de l’arroser de prométhium jusqu’à ce qu’il cesse d’hurler. Le reste du gouvernement de Hades Secundus était médusé par le spectacle.

– Il me semble avoir dit toute la salle » lança négligemment l’albinos aux gardes.

Le silence créé par la mort de Saaner se rompit. L’air s’emplit du bruit des fusils lasers, des cris d’effroi et de douleur. Puis, tout redevient silencieux. L’inquisitrice chassa une mèche qui c’était échappée du carcan de son chignon. Elle reporta son attention sur la salle, où les morts étaient maintenant plus nombreux que les vivants. Ce genre d’instant était toujours beaucoup trop court. Enfin, c’est ce qui faisait le charme du métier, pensa Alicia. Une nouvelle affaire de résolue. Affaire drôlement difficile d’ailleurs. Elle avait piétiné pendant des mois, mais avait fini par trouver des preuves de l’hérésie de Malkiro et de son gouvernement. Dire que c’est grâce à un informateur du sous-monde qu’elle avait trouvé ces preuves. Soudain, son sang se glaça. Mais comment diable cet informateur pouvait-il savoir…

*
**

Jamais Manfred Aklarsen n’avait été aussi proche de l’accomplissement total. Juché sur son imposant trône de fer forgé, dans l’arrière salle d’un bordel servant de façade pour la secte des Fils de la Flamme, le Magos venait d’apprendre que l’inquisitrice se cachant dans le sous-monde avait fini par marcher contre le gouverneur planétaire et sa clique. Ils devaient tous être morts à l’heure qui l’était. C’était presque trop facile. Lancer un message anonyme accusant les hauts-dignitaires de la cité-ruche d’hérésie à l’Inquisition, puis diriger son représentant vers de fausses preuves soigneusement mises en place par les membres de la secte infiltré parmi les serviteurs du palais. Dans un même temps, semer les graines de la révolte parmi la population. Maintenant qu’il n’y avait plus de gouvernement sur la planète, il serait d’une facilité enfantine de détourner celle-ci pour servir les intérêts des Fils de la Flammes. Les intérêts des Dieux Noirs. De lui, Manfred Aklarsen, leur prophète de ce côté du Warp.

« Jonas ? finit par dire le Magos

Une forme encapuchonnée se détacha de l’obscurité des alcôves.

– Oui maître ? répondit une voix craintive.

– Dis à tous les prêtres de venir ici ce soir. Il est temps de leur transmettre des instructions.

– Il en sera fait selon vos désirs, maître… »

Le silence retomba dans la pièce sombre, alors que Jonas disparaissait à nouveau dans les ténèbres. Manfred ferma les yeux, et se remémora toute l’histoire jusqu’à cet instant. Son histoire. Orphelin de son père, il avait commencé sa vie à servir quelques caïds dans les bas-fonds. Rapidement, son intelligence et sa fourberie lui permirent de fonder son propre gang. En l’espace de dix ans, la totalité des organisations criminelles de la cité-ruche lui avait prêté allégeance. C’était à ce moment-là qu’Ils l’avaient trouvé. Manfred se souvint encore des propositions écrites en lettres de sang sur sa porte, lui demandant de répandre Leur parole. Il se souvint des disparitions mystérieuses de ceux qui s’opposaient à la création des Fils de la Flamme. Les Dieux l’aidaient, Ils lui avaient promis l’immortalité, et bien plus encore. Tous ce qu’il avait à faire maintenant, c’était libérer le pouvoir de la relique qu’Ils lui avaient remis. Alors toute la planète lui appartiendrait. Et ce ne serait qu’un début…

Le soleil avait fini par se coucher dans le ciel pollué de la cité impériale. La soixantaine de prêtres et représentant de la secte était rassemblé dans l’arrière-salle du bordel, agenouillés devant l’immense trône de leur Magos en silence. Au bout de plusieurs minutes, ce dernier se leva et prit la parole d’une voix grave :

« Mes frères, aujourd’hui, ce pourquoi nous nous sommes battu durant des années approche. Les laquais de l’Empereur-Vautour sont plus faibles que jamais. Il est temps pour nous de parler au nom des Dieux Véritables, de prouver à tous Leur éternelle puissance ! Leur regard est posé sur nous mes frères. Ne Les décevons pas. Que chacun d’entre vous arme sa paroisse ! Organisez les troupes ! N’ayez plus peur de vous montrer, clamez haut et fort votre allégeance, afin que ceux qui sont encore dans l’ignorance nous rejoignent ! N’oubliez pas, les Dieux remercient ceux qui les servent avec zèle ! Les Fils de la Flamme vaincront ! Pour la gloire du Chaos !

– Gloire au Chaos ! hurla l’assemblé à son tour. Gloire aux Dieux ! Mort au Faux-Empereur !
L’ovation dura plusieurs minutes. Manfred finit par demander le silence d’un geste de la main. Ses subalternes se turent presque instantanément.

– Mes frères, reprit le Magos d’une voix calme. Aujourd’hui est un grand jour. Vous allez tous être témoin de Leur pouvoir, car ce soir, nous allons libérer la puissance de la Relique. »

À peine avait-il dit cela que deux membres de la secte entrèrent, portant un lourd coffre sombre comme la nuit. Les prêtres s’écartèrent avec révérence, laissant passer la précieuse cargaison. Une fois la malle déposée au pied de son siège de métal, Manfred Aklarsen descendit d’un pas lent et ouvrit le reliquaire. À l’intérieur, un objet translucide, ne ressemblant à rien qu’il n’ait jamais connu, semblant luire d’un éclat occulte et possédant une pierre rouge parfaitement lisse en son sommet. Il posa la Relique sur le couvercle du coffre révérencieusement, afin que chacun puisse voir ce qui allait se passer. Ce qui allait se passer d’ailleurs, Manfred n’en avait pas la moindre idée. Mais il savait que cela sera suffisamment spectaculaire pour marquer les esprits. Il parcourut la salle de regard, causant une attente savamment calculée. Enfin, il tourna la pierre vermeille d’un geste rapide.

Deux excroissances se mirent à pousser de part et d’autres de la Relique, lentement. Les Fils de la Flammes retinrent leur souffle. L’objet était dorénavant un cercle de deux mètres cinquante de diamètre reposant sur un socle. Un arc électrique bleuté apparut soudain au centre du cercle, bientôt suivit d’un autre, puis encore un. Le Magos savait maintenant ce qui se passait. Il ouvrait un portail entre le monde réel et l’Immaterium. Les Dieux allaient envoyer leurs légions pour l’épauler dans sa conquête. Rien n’allait pouvoir lui résister. Cependant, ce ne fut pas un démon qui sorti de la porte, mais un être humanoïde, revêtant une armure noire, un casque allongé et portant ce qui semblait être un fusil, mais qui ne ressemblait pas à ce que l’on voyait dans l’Imperium. Manfred n’eut pas le temps de se poser plus de question. Une rafale de disques mono-moléculaires lui déchira la gorge. D’autres Eldars sortirent à leur tour du portail, et firent feu tout en avançant avec une agilité inhumaine. Les prêtres de la secte paniquèrent, et tentèrent de fuir en désordre. Les Vengeurs ne les éliminèrent que plus facilement. Les shurikens déchirèrent leur robes et leur chair, coupant leur veines et sectionnant leurs muscles. Des torrents de sang coulèrent alors que les humains se mirent à supplier que l'on les laisse en vie, ce qui eut pour seul résultat de recevoir un deuxième service de projectile. Les gardes du corps de feu Manfred Aklarsen répliquèrent avec leurs armes de contrebande, mais ils n’avaient aucune chance. Les balles ricochaient sur les armures de moelle spectrale, et les fous qui tentaient de combattre au corps a corps se firent implacablement fauché durant leur charge. En moins d’une minute, il n’y avait plus le moindre humain de vivant. L’Exarque fit signe a son escouade de se positionner de part et d’autres des portes menant à l’établissement servant de couverture à la secte. Pas un Mon-keigh ne devait survivre. Il ouvrit les portes, et les Eldars recommencèrent leur ballet de mort dans les cris terrifié des prostitués et de leurs clients.

*
**

« Les humains n’ont rien vu venir, l’effet de surprise était total. La cible principale a été neutralisée avec promptitude. Les éventuels témoins ont été éliminés. Si le lieu du massacre est découvert, le blâme ne retombera pas sur Ulthwé.

– Des pertes ?

– Aucune. Deux Vengeurs sont légèrement blessés, et un troisième a été plus durement touché. Cependant, son état est stable, et son âme ne rejoindra pas sa pierre-esprit.

– Parfait, vous pouvez disposer. »

L’Exarque quitta le pont du croiseur La lance de Khaine, laissant l’Autarque Oralir seul, penché sur sa carte tridimensionnelle. Cela faisait maintenant deux semaines qu’il attendait ce moment, dissimulé derrière une des quatre lunes d’Hades Secundus, sans que les Mon-keighs ne remarquent quoi que ce soit. Le vaisseau eldar avait bien failli se faire repérer par une patrouille spatiale un peu aventureuse, mais les chasseurs avait été abattu avant même qu’il ne réalise leur présence. Derrière Oralir, les portes s’ouvrirent avec un chuintement.

« Vous désiriez me voir ? demanda une voix féminine.

L’Autarque se retourna, dévisageant la grande prophétesse Elaliel. Comme à son habitude, elle portait de longues robes noires et blanches, au couleur de leur vaisseau monde, ainsi que des dizaines de bijoux aussi utiles pour ses pouvoirs de divination qu’ils étaient magnifiques. Oralir lui souria.

– En effet, je souhaitais vous remercier. Sans vous et vos conseils, nous ne serions jamais parvenu à un succès si éclatant.

– Je n’ai fait que confirmer vos plans, répondit modestement Elaliel. Manipuler des humains est chose simple, mais à votre niveau, c’est tout autre chose. Créer une fausse secte d’adorateur du Chaos pour monter une révolte dans les classes populaires, et pour qu’elle-même manipule une inquisitrice afin d’éliminer le gouvernement de ce monde, cela relève du génie. Cependant, je me dois de vous faire remarquer que notre objectif n’est pas encore rempli. Nous devons encore récupérer les pierres-esprits de nos soldats tombés il y a de cela deux siècles. Dire que les Mon-keighs les considérait comme de vulgaires bijoux tous ce temps…

Oralir balaya ses inquiétudes d’un revers de la main.

– Ce n’est plus qu’une question de temps avant que notre mission touche à sa fin, maintenant que ce monde est en proie à la désorganisation. Personne ne remarquera quelques pièces manquantes dans les collections des nantis, ni les cadavres que nous laisserons derrière nous.

– J’envie votre assurance, Autarque. Mais il n’y a pas de certitudes quand on parle de l’avenir, seulement des probabilités, dit la prophétesse, connaissant son sujet. Mais je suppose que vous ne m’avez pas uniquement fait mander pour chanter mes louanges.

– En effet, répondit l’autre.

Oralir se marcha calmement vers l’immense surface vitrée du pont de commandement. La vue qu’ils avaient sur la lune ferreuse d’Hades Secundus était magnifique, mais l’Autarque n’en avait cure. Il regardait fixement un point situé légèrement au-dessus du croiseur, à tribord.

– Ma chère Elaliel, continua-t-il, quel enseignement pourrions-nous tirer de cette expédition selon vous ?

– Le Eldars gagnent toujours à la fin, sourit son interlocutrice.

– C’est là que vous vous trompez. À la fin, c’est toujours l’Empereur qui gagne.

Oralir se retourna, dégaina son épée et frappa un large coup de taille dans un même mouvement fluide. Elaliel ne dut sa survie qu’à un réflexe fulgurant, et la lame qui devait l’éventrer ne fit qu’une légère coupure sur son abdomen. D’une simple pensée, elle fit léviter ses runes autour d’elle, les faisant tournoyer comme une barrière protectrice. Une défense bien illusoire. Elle était désarmé, tandis que l’Autarque lui portait son armure et était réputé pour être l’un des meilleur bretteur d’Ulthwé.

– Oralir, qu’est-ce que cela signifie ?

– Oralir est mort très chère. J’en sais quelque chose, c’est moi qui l’ai tué.

Sous les yeux médusés de la prophétesse, les traits de l’Autarque fondirent et se réarrangèrent pour former le visage d’une femme humain au regard gris acier. Elaliel sentait qu’elle perdait pied. La personne qui lui faisait face était un assassin Callidus, une abomination polymorphe que les humains utilisaient pour infiltrer des communautés autrement hermétiques et éliminer les personnes qui s’y trouve en toute discrétion. L’Eldar serra les mâchoires de rage et de frustration. Ils avaient été manipulés depuis le début par cette chose. Elle, grande prophétesse, capable de voir le passé et l’avenir aussi clairement que le présent, s’été faite manipulée par une humaine. L’assassin bondit sur elle, tournoyant comme une toupie dans les airs. Elaliel esquiva en se jetant sur le côté, et répliqua en projetant ses runes droit sur le visage de son adversaire, le barrant d’une demi-douzaine de lignes écarlates. Son opposante, nullement gênées par les entailles, frappa de bas en haut avec une rapidité hors du commun. L’Eldar recula d’un pas, évitant la mort, mais obtenant une nouvelle blessure sur son bras. L’assassin profita du déséquilibre d’Elaliel et porta un coup d’estoc dans le ventre de la prophétesse, accompagnant le mouvement de tout son corps. Durant de longue seconde, les deux combattantes restèrent silencieuses, collées l’une à l’autre. Elaliel pouvait sentir le souffle de l’humaine dans son cou. Soudain, la douleur irradia tout son être. Avec une douceur étrange, la Callidus retira sa lame du corps de l’Eldar, et imprima une légère poussée avec son autre main. Elaliel tomba lourdement sur le sol. Le sang commençait à couler à la commissure de ses lèvres.

– Pourquoi faire ça ? demanda la prophétesse d’une voix faible. Quel était le but de votre plan ?

– Je fais d’une pierre trois coup ma chère, répondit l’autre, reprenant les traits de l’Autarque. Un gouverneur planétaire incompétent a été exécuté, la répression de la révolte sur Hades Secundus va leur passer l’envie de se rebeller pour au moins un siècle et un croiseur de combat Xeno sera détruit, emmenant équipage et guerriers Aspect dans la mort.

– Réprimer la révolte ? voulut rire Elaliel, mais ne fit que cracher du sang. Vous n’êtes pas une armée à ce que je sache, et celle stationnée là-bas n’est guère meilleure. Et les guerriers Aspect vous élimineront avant même que vous n’ayez le temps d’en tuer un.

– Mais voyons, ce n’est pas moi qui vais faire tout ça, répondit l’humaine avec un sourire carnassier. Moi, je ne fais que poser les balises de téléportations.

Soudain, une alarme se déclencha. Un vaisseau ennemi venait de sortir du Warp.

– Si vous êtes toujours en vie quand ils arriveront, continua-t-elle, vous les saluerez de ma part.

A peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle se dirigea vers la porte. Avant de quitter définitivement le vaisseau, elle jeta un dernier regard vers Elaliel agonisante et répéta :

– A la fin, c’est toujours l’Empereur qui gagne »


EPILOGUE

Le capitaine Gloriel Trakler broya le crâne du dernier Eldar d’un coup monumental de son poing tronçonneur, éclaboussant son armure terminator noire et blanche d’un liquide rouge et poisseux.

– Quelqu’un voit encore un de ces Xénos impurs ? demanda-t-il à son détachement par radio.

– Escouade terminator Alpha, négatif.

– Escouade tactique Alpha, négatif.

– Escouade tactique Bêta, négatif.

– Escouade tactique Gamma, négatif.

– Dreadnought vénérable, négatif.

– Bien, repris Gloriel. Reprenez les modules, on a plus rien à faire ici. De Gloriel Trakler au Courroux du miséricordieux, demande téléportation.

– Procédure en cours capitaine, répondit une vois métallique sans âme. Téléportation dans cinq, quatre, trois, deux, un… »

Comme à chaque fois, l’Astartes sentit chacune de ses molécules se dissoudre avant de se rassembler dans la salle de téléportation de la barge de bataille. Sans prendre le temps de se reposer, il prit la direction du pont de commandement, marchant d’un pas vif entre les arches gothiques de la barge.

« Torpillez l’épave, ordonna-t-il une fois entré dans la salle. Est-ce qu’il y a des fuyards ?

– Tous les modules de sauvetage du croiseur ennemi sont parti en même temps monseigneur, répondit un radariste.

– Tous ? Étrange, les Xénos n’ont pourtant évacué personne…

– Il s’agit peut-être d’une erreur de leur côté monseigneur.

– Certainement. En tout cas, ça reste plus compréhensible que de trouver une balise de téléportation modèle Astartes dans leur salle des machines.

Un officier de la marine accourut. Il ne devait même pas avoir vingt ans, mais le fait qu’il soit à bord du Courroux du miséricordieux prouvait bien qu’il ne s’agissait pas d’un signe d’incompétence.

– Monseigneur, une inquisitrice réquisitionne notre vaisseaux pour combattre une révolte sur la planète la plus proche, Hades Secundus. Elle demande à vous parler. »

Le capitaine poussa un profond soupir. À peine arrêtés dans un secteur pour se ravitailler qu’ils étaient déjà demandés par l’Inquisition juste après avoir abordé un navire de combat Xéno. Ce n’était pas le lendemain qu’ils arriveraient à la forteresse-monastère. Il suivit néanmoins l’officier jusqu’à un écran de trois mètres sur quatre.

« Nous ouvrons la communication dans trois… deux… un… déclama machinalement l’officier de liaison.

Quand Gloriel Trakler vit qui venait de les réquisitionner, il hésita entre rire et désespoir. Ce n’était pas possible, il devait il y avoir quelqu’un derrière tout ça…

– Alicia Dawn, commença-t-il d’une voix lente…

– Moi aussi je suis ravie de te revoir Gloriel, rétorqua l’albinos avec un enthousiasme non feint. Attends, ça doit bien faire six mois qu’on ne s’est pas vu, non ? »
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